Pour fleurir une tombe toute l’année, il faut choisir des plantes résistantes et faciles à entretenir, puis les associer selon les saisons. Le choix varie selon l’hiver, le printemps, l’été et la Toussaint, mais aussi selon l’exposition, l’entretien utile et les règles du cimetière. L’exemple du cimetière Saint-Pierre, à Marseille, montre comment appliquer ces conseils sur place.
Comment garder une tombe fleurie toute l’année ?
Une sépulture reste fleurie toute l’année grâce à deux éléments. Une base de végétaux durables reste en place, et des floraisons de saison viennent s’y ajouter au fil des mois. Avec cet équilibre, le décor ne disparaît pas entre deux visites.
Installer une structure végétale durable
Le soin commence par le choix d’un feuillage persistant. Il garde la tombe verte quand les fleurs se font rares. Un buis nain ou du lierre peut structurer une composition, et ces plantes vertes forment son cadre tout au long de l’année.
Parmi les plantes vivaces pour un cimetière, la petite pervenche, le sedum nain et le géranium vivace couvrent peu à peu le sol, ce qui laisse moins de place aux mauvaises herbes. Ces vivaces repoussent d’une année sur l’autre. Les fleurs annuelles ou bisannuelles se renouvellent, elles, pour apporter de la couleur.
Faire se relayer les floraisons
Aucune plante ne fleurit seule douze mois sur douze. Les floraisons doivent donc se succéder d’une saison à l’autre. Plusieurs éléments guident le choix des plantes adaptées au cimetière : le climat local, l’exposition de la tombe, l’accès à l’eau et la fréquence réelle de vos visites.
Il est utile de privilégier les végétaux locaux. Selon l’Office français de la biodiversité, ils sont généralement mieux adaptés au sol et au climat, et ils peuvent demander moins d’arrosage ou d’entretien.
Prévoir le renouvellement des compositions
Pour que les floraisons se succèdent, il faut renouveler les plantes à intervalles réguliers. En sa mémoire propose des formules de fleurissement et d’entretien sans engagement, à partir de quatre interventions complètes par an. Une intervention ponctuelle avec une plante naturelle est aussi possible.
Les plantes viennent d’artisans pépiniéristes locaux, ce qui permet de poser des végétaux frais et de saison. Quand une plante n’est pas disponible, En sa mémoire la remplace par un équivalent local ou de saison.
Une jardinière de fleurs artificielles renouvelée chaque année permet aussi de garder un décor. Chez En sa mémoire, les fleurs artificielles et les plantes additionnelles sont des options : elles ne sont pas incluses dans le prix des formules.
Quelles plantes choisir de l’hiver à la Toussaint ?
Chaque saison a ses plantes. Certaines tiennent pendant les gelées, d’autres fleurissent avec le retour du printemps ou supportent la chaleur de l’été. D’autres encore marquent la Toussaint.
Des fleurs résistantes au froid pour l’hiver
Le premier critère pour choisir une plante sur une tombe en hiver est sa résistance au gel. Une jardinière d’hiver pour le cimetière peut associer ces fleurs résistantes au froid :
- Les pensées : elles supportent les gelées, colorent la jardinière et repartent après un épisode de neige.
- Les hellébores : elles fleurissent de décembre à mars, préfèrent l’ombre ou la mi-ombre et résistent jusqu’à environ −15 °C.
- Le cyclamen rustique : Cyclamen coum fleurit de décembre à mars et résiste jusqu’à environ −15 °C.
- La bruyère d’hiver : Erica carnea fleurit de novembre à mai et résiste jusqu’à environ −12 °C.
Pour le cyclamen, vérifiez l’étiquette au moment de l’achat. Le cyclamen de fleuriste supporte moins bien les fortes gelées que le Cyclamen coum. Ces fleurs d’hiver ne sont donc pas interchangeables.
Des bulbes printaniers aux fleurs d’été
Les bulbes plantés entre septembre et novembre fleurissent la sépulture au printemps : crocus, muscaris, narcisses, tulipes et perce-neige. En été, la lavande, le gaura et le dipladénia conviennent à une tombe au soleil. Les géraniums et les bégonias fleurissent aussi l’été, à condition de pouvoir les arroser.
Des couleurs pour l’automne et la Toussaint
Le chrysanthème reste la fleur traditionnelle de la Toussaint et garde une forte symbolique. Selon VALHOR, il représentait 37 % des dépenses de végétaux destinés au cimetière en France en 2024. La rose arrivait ensuite avec 9 %, puis le cyclamen avec 5 %.
Tous les chrysanthèmes ne durent pas autant. Les chrysanthèmes de jardin vivaces fleurissent en automne jusqu’aux gelées, à la différence des potées de fleuriste souvent utilisées pour la Toussaint.
Autour des chrysanthèmes, une composition d’automne peut accueillir des pensées, des mini-asters et des bruyères. Le cyclamen de Naples fleurit en automne, puis garde un feuillage décoratif pendant l’hiver.
Quelles plantes selon l’emplacement de la tombe ?
Le soleil, l’ombre, le froid et le type de sépulture changent le choix des plantes. Les conditions climatiques du cimetière et la place disponible sur le monument comptent autant que les goûts de la famille.
Au soleil avec peu ou beaucoup d’eau
Sur une tombe en plein soleil peu arrosée, les sedums, les joubarbes, le thym et la lavande sont des plantes sobres. Ces plantes demandent un entretien réduit, mais elles ont besoin d’un substrat bien drainé, surtout pour les plantes grasses comme le sedum et la joubarbe. En pot, ces plantes résistantes à la sécheresse ont parfois besoin d’eau : le faible volume de terre sèche plus vite.
Les rosiers demandent plus de soin. Il faut les tailler chaque année, et ils supportent moins bien le froid en pot qu’en pleine terre. Ils conviennent donc moins à une tombe rarement visitée.
À l’ombre et dans les régions froides
À la mi-ombre, l’hellébore, le cyclamen rustique et la pervenche associent fleurs de saison et feuillage durable. Si la tombe est ombragée et que les visites sont irrégulières, la pervenche et le lierre apportent du feuillage. Quelques fleurs de saison peuvent s’y ajouter de temps en temps.
Dans une région froide, vérifiez la résistance au gel de la variété choisie et sa tenue en contenant. Le vent et l’humidité jouent aussi sur la tenue des plantes.
En pleine terre ou dans une jardinière
Sur un monument funéraire largement couvert de granit, ou sur un caveau en béton, on fleurit plutôt en pots. Une tombe de pleine terre entourée de pierre peut recevoir de la terre et du compost. En pratique, une jardinière de 15 à 25 cm de profondeur environ, selon les plantes, laisse de la place aux racines. Son fond doit être percé pour évacuer l’eau.
Les petits conifères et les arbustes doivent rester à la taille de l’espace concédé. Certains conifères grandissent vite, et les arbustes doivent être taillés pour ne pas déborder.
Quel entretien et quelles règles prévoir au cimetière ?
Même une composition résistante a besoin d’un suivi régulier. Il faut adapter l’arrosage, garder les plantes et le monument propres et respecter les règles du cimetière.
Adapter l’arrosage à la saison
L’arrosage dépend de l’état réel de la terre plutôt que d’un calendrier fixe. Quelques repères aident à doser l’eau :
- Après la plantation : suivre les premières semaines d’enracinement, même pour des plantes résistantes à la sécheresse.
- Plantes méditerranéennes : laisser la terre sécher entre deux arrosages.
- Plantes de sous-bois : éviter que la terre sèche complètement.
Le premier repère vient du guide de végétalisation de la Ville de Marseille. En hiver, une jardinière bien installée a souvent besoin d’eau tous les quinze à vingt jours seulement. Arrosez hors période de gel, et seulement quand le terreau est sec en profondeur.
Garder les plantes et le monument propres
Retirez les fleurs fanées et les feuilles mortes, et vérifiez que les trous de drainage ne sont pas bouchés : la jardinière reste ainsi saine. Une composition qui demande peu d’entretien doit tout de même être surveillée. Il faut contrôler l’humidité et limiter les plantes qui s’étendent trop.
Lors de chaque intervention d’entretien et de fleurissement de tombe, En sa mémoire nettoie le monument et les ornements avec des produits écologiques, puis installe des plantes de saison. Un bilan photo avant et après est envoyé par e-mail.
Respecter les limites de la concession
Avant de planter, renseignez-vous sur le règlement du cimetière, la présence d’un point d’eau et les conditions de retrait des végétaux. À Bordeaux, le règlement des cimetières du 24 octobre 2016 impose que plantations, pots et jardinières restent dans la concession. Les plantations ne doivent pas dépasser 1,00 m de hauteur.
Depuis le 1er juillet 2022, l’interdiction des produits phytopharmaceutiques s’applique aussi aux cimetières, selon le ministère de la Transition écologique. Le désherbage à la main et le paillage peuvent les remplacer.
Comment fleurir une tombe à Saint-Pierre, Marseille ?
Le cimetière Saint-Pierre, à Marseille, montre comment appliquer ces conseils sur place. Les règles de la Ville et le vent de la région influencent le choix des plantes et des contenants.
Tenir compte du site et du vent
Selon la Ville de Marseille, le cimetière Saint-Pierre s’étend sur 63 hectares. La Ville fixe plusieurs règles pour le fleurissement :
- Limites de la concession : toute plantation doit rester dans l’espace concédé.
- Taille des arbustes : ils ne doivent pas déborder sur les tombes voisines ni sur les allées.
- Objets légers : ils sont déconseillés à cause du vent.
Préparer une plantation adaptée
Pour les jardinières des cimetières marseillais, la Ville recommande de couvrir la terre de paillage ou de galets.
Le moment de la plantation compte aussi. Le guide de la Ville de Marseille déconseille de rempoter en plein hiver ou pendant une canicule.
Si la sépulture doit être rouverte, préférez des plantations de surface faciles à retirer. Des arbustes difficiles à déplacer en motte s’y prêtent moins bien.
Assurer le fleurissement lors des visites
Avant de planter, En sa mémoire retire les débris végétaux et nettoie la dalle avec une brosse douce et un savon neutre, sans Javel ni acide fort. Les plantes de saison sont ensuite posées dans une coupe ou plantées dans la jardinière, selon le souhait de la famille.
Quand les proches ne peuvent pas venir souvent au cimetière, l’intervention ponctuelle de fleurissement de tombe évoquée plus haut permet de fleurir la sépulture.
Foire aux questions
Quelles plantes de cimetière résistent le mieux au gel ?
Le lierre (Hedera helix) résiste jusqu’à −20 °C. La lavande vraie (Lavandula angustifolia) tient jusqu’à environ −15 à −20 °C, mais la lavande papillon est plus frileuse. La pensée Viola cornuta supporte des gelées répétées. Les conifères nains, comme certains cyprès, genévriers et pins, résistent aussi au gel.
Comment protéger une jardinière de tombe contre le gel ?
Placez des graviers puis un feutre géotextile au fond de la jardinière, et ajoutez un léger paillage d’écorce de pin ou de paille. Sous −15 °C, En sa mémoire recommande un voile d’hivernage sur les plantes et un film à bulles autour du bac. Une jardinière en pierre ou en granit protège moins du gel qu’un bac en plastique.
Quelles fleurs éviter sur une tombe en hiver ?
En sa mémoire déconseille les géraniums, les bégonias et les fuchsias sur une tombe en hiver, car ils supportent mal le froid.
