Préparer ses obsèques à l’avance est une démarche de bienveillance envers ses proches. Cette préparation permet d’exprimer ses dernières volontés, de choisir la cérémonie qui vous ressemble, d’anticiper le mode de sépulture et de prévoir comment financer ses obsèques, sans laisser à votre famille le poids de décisions prises dans l’urgence après un décès.
Pourquoi préparer ses obsèques à l’avance
Préparer ses obsèques permet d’alléger la charge qui pèse sur les proches au moment du décès. En formulant ses choix de son vivant, chacun offre à sa famille un cadre clair, limite les désaccords et veille à ce que la cérémonie respecte ses valeurs, ses convictions et sa personnalité.
Formaliser ses dernières volontés
La loi du 15 novembre 1887 sur la liberté des funérailles reconnaît à tout majeur le droit de régler l’ensemble de ses funérailles, qu’elles soient civiles ou religieuses. Les héritiers doivent respecter ces souhaits lorsqu’ils ont été formulés par écrit. En pratique, un document manuscrit, daté et signé suffit pour poser les premières bases de cette démarche.
Il est préférable de ne pas inscrire ses dernières volontés uniquement dans un testament, dont la lecture intervient souvent après les obsèques. Rédigez-les plutôt sur papier libre et confiez-les à une ou deux personnes de confiance. Un exemplaire peut être conservé dans le livret de famille, un autre remis au notaire, afin que chaque exemplaire soit accessible dès le décès.
- Inhumation ou crémation : indiquez clairement le mode de sépulture choisi pour éviter toute hésitation aux proches au moment du décès.
- Lieu de la cérémonie : précisez si la cérémonie doit se tenir dans un lieu de culte, au funérarium, au crématorium ou dans un espace civil.
- Choix de l’entreprise de pompes funèbres : depuis 1993, chacun peut désigner librement l’opérateur funéraire chargé d’organiser ses obsèques.
En l’absence de volontés connues, les décisions reviennent au conjoint ou partenaire de PACS, puis aux enfants majeurs. Cette situation peut créer des tensions au sein de la famille. Une entreprise funéraire agréée peut accompagner cette démarche dans un cadre sécurisé et reconnu juridiquement.
Prévoir un rituel pour un décès
Anticiper la dimension rituelle d’un décès est un geste qui compte pour les proches. Une musique, un texte de lecture, un moment de recueillement collectif ou une tradition spirituelle donnent à la cérémonie une tonalité personnelle. Notez ces souhaits dans le document consacré aux dernières volontés : la famille pourra ainsi rendre hommage au défunt sans devoir tout décider dans l’urgence.
Choisir la cérémonie de ses obsèques
Le choix de la cérémonie constitue l’un des aspects les plus personnels de la préparation des obsèques. Il permet de définir un cadre fidèle aux croyances, aux valeurs et à l’image que le défunt souhaite laisser. Préciser ces éléments à l’avance aide les proches à organiser un hommage cohérent, sans devoir improviser dans les heures qui suivent le décès.
Cérémonie civile ou religieuse
Le choix entre une cérémonie civile et une cérémonie religieuse influence le lieu, le déroulement et les personnes appelées à intervenir lors des obsèques. Le préciser par écrit permet à l’officiant, au maître de cérémonie ou au prêtre de préparer un hommage adapté. Il est également utile d’indiquer si un texte de cérémonie funéraire doit être lu par un proche ou par un professionnel.
- Cérémonie religieuse : préciser la confession, le lieu de culte souhaité et les rites attendus, comme les prières, les sacrements ou les chants liturgiques.
- Cérémonie civile : définir le lieu, qu’il s’agisse du funérarium, du crématorium ou d’un espace de recueillement laïque, ainsi que les intervenants.
- Hommage personnalisé : indiquer les musiques choisies, les lectures souhaitées, les personnes invitées à prendre la parole et l’ambiance générale désirée.
- Hommage floral : préciser les préférences en matière de compositions, comme une couronne funéraire circulaire, un coussin ou un bouquet sobre, en accord avec le cadre de la cérémonie.
À Lyon, les cimetières de la Guillotière et de Loyasse accueillent régulièrement des obsèques dont les hommages floraux sont personnalisés selon les volontés exprimées à l’avance. Pour affiner ce choix, consultez ce guide pratique pour choisir une couronne de deuil funéraire, en tenant compte du format disponible sur la sépulture et des fleurs adaptées à la saison.
Préparer un texte de cérémonie funéraire
Rédiger un texte destiné à être lu lors de la cérémonie est un geste d’une grande délicatesse envers les proches. Poème personnel, extrait littéraire, message de gratitude ou souvenir partagé : ce contenu offre une trame aux intervenants et donne à l’hommage une cohérence que personne d’autre ne pourrait inventer à la place du défunt.
- Message personnel : écrire quelques mots directement adressés aux proches, afin de transmettre une pensée d’adieu apaisante et sincère.
- Extrait littéraire ou poétique : choisir un texte qui reflète sa vision de la vie, de la mort ou de l’au-delà, selon ses sensibilités.
- Musiques choisies : noter les titres et les moments précis de diffusion pour préserver la fluidité du déroulement.
- Prise de parole : désigner les personnes souhaitées pour témoigner ou lire à voix haute, avec leur accord préalable si possible.
Ces éléments peuvent être rassemblés dans un document annexe aux volontés, clairement intitulé et facilement accessible. Une cérémonie bien préparée n’est pas figée : elle laisse une place aux paroles spontanées des proches tout en reposant sur un cadre défini à l’avance.
À prévoir selon la saison : les plantes et compositions florales qui ornent la sépulture le jour de la cérémonie et les jours suivants. Les préférences peuvent concerner les chrysanthèmes en automne, les tulipes au printemps ou les roses en été, afin de prolonger l’hommage dans le respect de la volonté exprimée.
Le déroulement d’une bénédiction d’enterrement
Pour les personnes qui souhaitent des obsèques religieuses, préciser le déroulement d’une bénédiction lors d’un enterrement aide concrètement la famille dans l’organisation de la cérémonie. Chaque confession dispose de ses propres rites, et les souhaits du défunt peuvent orienter le choix des prières, des chants, des lectures bibliques ou liturgiques et des gestes symboliques.
Ces indications peuvent être transmises au prêtre, au pasteur ou à l’imam qui officiera, dès que la famille aura pris contact avec lui. Il est aussi possible de préciser si une messe de requiem, une prière collective ou un simple moment de silence est souhaité, selon la pratique religieuse du défunt et les habitudes de la communauté concernée.
Une fois les grandes lignes définies, les proches disposent d’un repère clair pour organiser les obsèques, ce qui allège la charge qui suit le décès. Le soin commence par cette préparation : elle respecte la volonté de la personne disparue et accompagne celles et ceux qui restent.
Prévoir le mode et le lieu des obsèques
Le mode de sépulture et le lieu d’inhumation ou de dépôt des cendres sont deux décisions centrales à inscrire dans ses volontés funéraires. Ces choix influencent les démarches administratives à accomplir après le décès, le type de concession à acquérir et l’entretien de la sépulture dans la durée. Les anticiper de son vivant permet de laisser à ses proches un cadre clair, notamment pour l’organisation des obsèques.

Inhumation ou crémation
L’inhumation et la crémation sont les deux modes funéraires reconnus en France. Il est possible de payer son enterrement de son vivant en souscrivant un contrat obsèques qui fixe le tarif à l’avance, sans hausse ultérieure. L’inhumation dans un cimetière communal suppose un lien avec la commune : résidence, lieu du décès, inscription électorale ou sépulture familiale existante. Une concession peut être réservée du vivant du souscripteur, sous réserve de l’accord du maire de la commune concernée.
- Inhumation en cimetière : elle nécessite un permis d’inhumer délivré par la mairie et un lien établi avec la commune choisie pour la sépulture.
- Crémation : le choix du crématorium, du type de cercueil et de la destination des cendres doit être précisé séparément dans les volontés.
- Destination des cendres : l’urne peut être déposée en columbarium, inhumée dans une sépulture ou les cendres dispersées dans un espace autorisé, comme un jardin du souvenir.
À Nantes, plusieurs options existent : l’inhumation au cimetière Parc paysager ou au cimetière de la Bouteillerie, le dépôt d’une urne dans le columbarium du cimetière Parc, ou encore la dispersion des cendres dans le jardin du souvenir du crématorium de Nantes.
| Mode funéraire | Lieu possible | Démarche principale |
| Inhumation | Cimetière communal | Permis d’inhumer auprès de la mairie |
| Crémation | Crématorium agréé | Autorisation de crémation, choix du cercueil |
| Dépôt d’urne | Columbarium | Réservation d’une case, contrat de concession |
| Dispersion des cendres | Jardin du souvenir ou espace autorisé | Déclaration en mairie du lieu de dispersion |
Choisir une sépulture ou les cendres
Prenez le temps de choisir la sépulture avec soin, qu’il s’agisse d’une concession dans le caveau familial, d’une tombe individuelle ou d’une case de columbarium. Notez vos préférences par écrit, sans forcément imposer une référence précise : la famille conserve ainsi une marge de manœuvre tout en connaissant clairement vos choix. Certaines banques et mutuelles proposent, dans le cadre d’une démarche de type préparer ses obsèques au Crédit Agricole, des produits d’épargne ou de prévoyance destinés à financer ces acquisitions.
Une fois la crémation décidée, il reste à préciser où déposer les cendres. Le contrat obsèques peut prévoir le financement des démarches à l’avance, y compris le transport du corps ou le rapatriement si le décès survient loin du domicile, afin de faciliter l’organisation et de maîtriser les dépenses à payer.
Quel contrat de prévoyance pour ses obsèques
Un contrat obsèques permet d’anticiper le financement et l’organisation de ses funérailles.

Contrat en capital ou en prestations
Le contrat en capital prévoit le versement d’une somme à un bénéficiaire, qui peut être un proche ou une entreprise funéraire, afin de financer les frais après le décès. Le contrat en prestations détaille, à l’avance, l’organisation des obsèques à partir d’un devis funéraire précis. Certains opérateurs, comme le réseau auprès duquel il est possible de préparer ses obsèques avec Roc Eclerc, associent ces deux approches dans un même contrat.
- Contrat en capital : il verse un capital défini à un bénéficiaire désigné, sans imposer l’organisation des obsèques. Le reliquat éventuel lui est restitué.
- Contrat en prestations : il formalise l’organisation complète des funérailles, du cercueil à la cérémonie. La convention possède la même valeur juridique qu’un testament.
- Contrat mixte : certains contrats associent un capital garanti à une organisation partielle, avec des options modulables selon les volontés du souscripteur.
Depuis la loi du 26 juillet 2013, tout contrat en capital doit prévoir l’affectation des fonds au financement des obsèques de l’assuré, mais cette obligation n’implique pas nécessairement l’organisation détaillée des prestations, qui reste facultative dans cette formule. Il permet ainsi de financer ses funérailles à un tarif fixé à l’avance, sans hausse lorsque les montants sont réglés de façon anticipée. Pour tout comprendre sur la préparation des obsèques avec entretien de sépulture, En sa mémoire propose un accompagnement des funérailles jusqu’au fleurissement régulier de la tombe.
Quand souscrire une prévoyance obsèques
Il est possible de souscrire un contrat obsèques à tout âge, y compris après 70 ans. Certains assureurs fixent toutefois leurs propres limites, souvent entre 75 et 85 ans selon les modalités de versement. Certaines personnes souhaitent, par exemple, préparer leurs obsèques auprès de la GMF, qui propose des garanties correspondant à différentes situations personnelles et familiales.
- Prime unique : le paiement intervient en une seule fois, une formule souvent retenue pour les contrats en prestations. Le tarif est alors fixé à la souscription.
- Cotisation périodique : les versements sont mensuels, trimestriels ou annuels, pendant une durée déterminée ou jusqu’au décès selon le contrat choisi.
- Délai de carence : en cas de maladie, un délai de 9 à 24 mois peut s’appliquer avant l’acquisition complète de la garantie.
- Résiliation possible : le souscripteur peut résilier à tout moment. La valeur de rachat dépend de l’ancienneté du contrat et des cotisations versées.
Une fois la décision de souscrire prise, il est préférable d’informer au moins deux proches de l’existence du contrat et de l’identité de l’opérateur funéraire désigné. Le document doit donc rester accessible, au même titre que les informations relatives au financement et à la préparation des obsèques.
Financer les obsèques et l’entretien après
Anticiper le financement de ses obsèques permet de protéger ses proches d’une dépense imprévue, dans un moment de vulnérabilité. Plusieurs solutions existent : contrat obsèques, assurance-vie ou aides des caisses de retraite. Une préparation complète prévoit aussi l’entretien de la sépulture, afin que le lieu de recueillement reste soigné sans peser sur les descendants.
Évaluer le budget des obsèques
Selon la Confédération des pompes funèbres et de la marbrerie, le coût moyen des obsèques en France se situe entre 3 800 et 4 300 euros, avec des écarts sensibles selon les prestations retenues et la région. Le montant varie selon les prestations choisies et la région. Certaines mutuelles, comme celles auprès desquelles il est possible de préparer ses obsèques à la MACIF, proposent des garanties d’assistance adaptées à l’organisation des funérailles dans leurs contrats de prévoyance.
- Fourchette indicative : entre 2 500 et 4 500 euros selon les prestations retenues, avec un coût plus élevé pour l’inhumation que pour la crémation.
- Prélèvement sur le compte du défunt : la loi autorise le règlement des frais funéraires sur le compte bancaire du défunt, dans la limite réglementaire et sur présentation des justificatifs requis.
- Aides complémentaires : les caisses de retraite, certaines mutuelles et le capital décès versé par la CNAV peuvent contribuer au financement des funérailles, selon la situation.
- Assurance-vie : un contrat d’assurance-vie peut désigner un bénéficiaire chargé de payer les obsèques, sans remplacer la rédaction de volontés précises concernant l’organisation de la cérémonie.
En l’absence de dispositions prises à l’avance, les héritiers doivent payer les obsèques d’un parent, y compris lorsqu’ils renoncent à la succession. Préparer ses obsèques permet d’éviter cette situation et d’épargner à ses proches une charge financière supplémentaire.
Une démarche pour la sépulture
La sépulture mérite que l’on prolonge le soin au-delà de la cérémonie. Un entretien post-obsèques est recommandé deux à trois semaines après les funérailles : il consiste à retirer les fleurs et les végétaux fanés avant leur décomposition, qui pourrait provoquer des taches incrustées sur le monument. En sa mémoire propose ce service pour un hommage impeccable dès les premiers jours, au forfait de 219 euros, déplacement inclus dans l’ensemble des cimetières de France métropolitaine, avec un bilan photos avant/après envoyé par email.
À Marseille, les cimetières Saint-Pierre et de La Castellane illustrent l’importance d’un entretien régulier. Les sépultures peuvent y recevoir des interventions saisonnières de fleurissement, de nettoyage du monument et de ratissage des abords. En sa mémoire assure 100 % de ses interventions par ses propres équipes salariées, sans sous-traitance, avec des produits biodégradables et des plantes de saison dans une démarche RSE assumée.
Le souscripteur peut régler à l’avance une ou plusieurs années de prestations. La sépulture reste ainsi entretenue sans hausse de tarif et sans contrainte pour les descendants, partout en France, dans les plus de 36 000 cimetières couverts. Cette continuité de service s’appuie sur une présence ultra-locale, notamment à Marseille, Lyon, Paris ou Bordeaux, et sur un engagement de 100 % de satisfaction client.
Foire aux questions
À quel âge est-il conseillé de préparer ses obsèques ?
Il n’existe pas d’âge idéal pour préparer et organiser ses obsèques à l’avance. Cette démarche peut commencer à tout moment de la vie adulte, souvent après 60 ans ou à la suite d’un événement marquant. Souscrire un contrat obsèques reste possible jusqu’à 75 ou 85 ans selon les assureurs. Plus la préparation intervient tôt, plus le financement peut être étalé et le tarif favorable.
Comment exprimer ses dernières volontés funéraires de façon valable ?
Il est possible de rédiger un document manuscrit, daté et signé, précisant ses choix pour la cérémonie, le mode de sépulture, le lieu et le financement. Confiez-le à une ou deux personnes de confiance, et remettez-en éventuellement un exemplaire à votre notaire. Le testament ne suffit pas toujours : sa lecture intervient généralement après les obsèques. Un contrat en prestations souscrit auprès d’un opérateur funéraire agréé possède, lui, la même valeur juridique qu’un testament.
Est-il possible d’inclure l’entretien de la tombe dans la préparation de ses obsèques ?
Non. Le contrat obsèques peut intégrer l’entretien et le fleurissement de la sépulture post obsèque seulement. POur une plan grande durée, il convient de souscrir un contrat In Memoriam.
En sa mémoire intervient dans l’ensemble des cimetières de France métropolitaine. Après chaque passage, un bilan photo permet de vérifier le soin apporté au lieu de recueillement et le respect des volontés du défunt, sans contrainte pour les descendants. Cette continuité de service permet de préserver la sépulture dans la durée, même lorsque les proches ne peuvent pas se déplacer.
