Choisir des fleurs pour fleurir une tombe toute l’année revient à combiner plusieurs plantes durables. Vivaces d’hiver, de printemps et d’été, arbustes nains et feuillages persistants se choisissent selon le climat, le type de monument et le règlement du cimetière. Ces plantations demandent aussi un entretien, au cœur du métier d’En sa mémoire depuis 2008.
Fleurs vivaces pour une tombe fleurie de l’hiver au printemps
Les fleurs vivaces restent en place plusieurs années et refleurissent chaque saison. En les associant selon leurs périodes de floraison, la tombe garde des fleurs du cœur de l’hiver jusqu’à l’automne. Chaque espèce prend ainsi le relais de la précédente, sans replantation à chaque changement de saison.

L’hellébore, une floraison hivernale de décembre à mars
Les hellébores fleurissent surtout de décembre à mars. Certaines variétés commencent dès novembre, au moment de la Toussaint, d’autres prolongent leur floraison jusqu’en avril. Elles apportent donc de vraies fleurs en hiver, et non un simple feuillage décoratif. Plusieurs espèces se distinguent :
- Helleborus niger : la rose de Noël, à fleurs blanches, supporte des températures inférieures à −20 °C ; ses fleurs restent visibles même sous la neige.
- Helleborus orientalis : il fleurit à la fin de l’hiver et au début du printemps, en blanc, rose ou pourpre.
- Helleborus foetidus : il associe une floraison précoce à un feuillage décoratif.
- Exposition : mi-ombre ou ombre, dans une terre fraîche, humifère et bien drainée.
Ces fleurs résistantes au froid gardent souvent un feuillage persistant. En revanche, elles ne conviennent pas à une tombe très ensoleillée et très sèche. Avant de les choisir, l’exposition de la sépulture mérite donc d’être vérifiée.
Un fleurissement ponctuel à la Toussaint, le 1er novembre, répond à un autre besoin. Une plantation d’hellébores, elle, reste décorative tout l’hiver et jusqu’au printemps suivant.
Bulbes et vivaces pour relayer la floraison au printemps
Les bulbes prennent le relais dès la sortie de l’hiver. Selon le calendrier horticole indicatif, les perce-neige fleurissent de janvier à mars, puis les crocus et les narcisses de février à avril. Ensuite viennent les muscaris de mars à avril, puis les tulipes botaniques de mars à mai. Ces périodes varient selon la région, l’exposition et l’âge de la plante.
Narcisses et crocus peuvent refleurir plusieurs années sans intervention régulière : ils conviennent aux visites espacées. En sa mémoire conseille de planter les tulipes un peu plus profondément là où l’hiver est très froid. Après les derniers hellébores, le géranium vivace, la vergerette et la valériane assurent la suite. À mi-ombre, l’hellébore associé à un géranium vivace couvre ainsi la période de l’hiver à l’été.
Vivaces à longue floraison pour l’été et l’automne
La vergerette de Karvinski porte de petites fleurs blanches et roses du printemps à l’automne. Elle aime le soleil, supporte les sols pauvres et résiste à la sécheresse, surtout sous un climat doux. De même, la valériane des jardins fleurit longtemps en été, parfois jusqu’en automne. Le gaura résiste à la chaleur une fois installé ; une variété compacte, rustique dans la région, convient mieux.
Le géranium vivace fleurit de mai à décembre, mais cette durée varie fortement selon le cultivar. Rustique et durable, il se plante au soleil ou à mi-ombre. Associées à des feuillages décoratifs, ces vivaces aux floraisons successives maintiennent une présence végétale continue. Ce principe guide les formules d’entretien et de fleurissement de sépulture d’En sa mémoire.
Arbustes nains et feuillages persistants pour une tombe verte toute l’année
Les petits arbustes et les plantes persistantes donnent une structure durable à la sépulture. Ils restent verts quand les vivaces voisines ne sont pas en fleurs. Leur taille adulte doit cependant rester compatible avec la concession.

Petits arbustes au feuillage persistant
Le buis garde une forme compacte, pousse lentement et résiste jusqu’à −20 °C. Il convient aux tombes peu visitées, mais la pyrale peut rapidement le dévorer : En sa mémoire conseille de le surveiller de temps en temps. Le skimmia du Japon, compact, supporte le gel et la pollution, un atout dans les cimetières urbains comme ceux de Nantes. D’autres persistants complètent ce choix :
- Viorne tin : floraison blanche et rose visible en hiver.
- Lierre : vert toute l’année, il supporte jusqu’à −15 °C.
- Pervenche Vinca minor : elle couvre le sol en hiver et fleurit en bleu-violet, surtout d’avril à juin.
Tout arbuste planté sur la tombe se taille pour rester dans ses limites. Ses racines peuvent en effet abîmer la pierre tombale. Vérifier la taille adulte avant l’achat évite ces difficultés.
La lavande et d’autres arbustes fleuris pour l’été
La lavande vraie fleurit surtout de juin à août, en plein soleil. Une fois installée, elle résiste à la sécheresse, et son feuillage persistant ou semi-persistant reste présent hors floraison. Elle demande toutefois un sol bien drainé et une taille par an. L’abélia, adapté aux cimetières ensoleillés, fleurit de juin à octobre, parfois jusqu’en novembre. Les hortensias, eux, perdent leurs feuilles et réclament plus d’eau : ils conviennent surtout à une grande concession arrosable.
Feuillages qui assurent la continuité visuelle entre les floraisons
Une plante peut rester feuillue toute l’année sans fleurir toute l’année. Présence végétale et continuité de floraison sont donc deux objectifs distincts. Les combiner évite qu’une tombe paraisse nue en hiver, grâce au volume qu’apporte chaque plante vivace installée.
Les muscaris complètent ce tableau au printemps et peuvent refleurir plusieurs années de suite. Ces fleurs de tombe entrent dans les compositions du service d’entretien et de fleurissement de tombe, réalisé sans sous-traitance.
Adapter le choix des plantes au climat, à l’exposition et au type de tombe
Une même plante se comporte différemment selon la région, l’exposition et le support de plantation. Les plantes pour le cimetière se choisissent donc d’après les conditions réelles de la tombe.
Exposition, sol et résistance au gel
Au cimetière, le vent, la pluie, le soleil, le gel et la sécheresse influent tous sur la tenue des plantations. Pour un emplacement très ensoleillé et sec, la lavande et la valériane pourpre conviennent. Chaleur d’été et froid d’hiver s’examinent séparément.
Des gelées prolongées peuvent abîmer même des plantes rustiques. Leur résistance dépend aussi de l’humidité, du vent et de la durée du froid. Par ailleurs, un sol gorgé d’eau en hiver augmente le risque de pourriture ; une terre lourde demande parfois d’améliorer le drainage.
Dans un emplacement venteux, des plantes compactes et bien enracinées posent moins de difficultés. Enfin, selon une source, des plantes d’origine locale favorisent la reprise et limitent les maladies.
Pleine terre ou contenant sur la pierre tombale
Le guide municipal du Havre distingue deux situations. Un monument en granit poli ne laisse souvent aucun espace en terre, tandis qu’une tombe à simple entourage offre davantage de place. Lorsque la pleine terre est possible et autorisée, elle élargit le choix et aide les vivaces à s’installer. Les fleurs funéraires coupées, elles, durent peu et ne remplacent pas une plantation pérenne.
En jardinières posées sur la pierre tombale, les racines profitent moins de l’inertie thermique du sol. Une motte de petit volume risque donc davantage de geler. Le volume de terre, le drainage et l’exposition guident alors le choix. Le CAUE de la Gironde recommande aussi de considérer le climat, le sol, la taille adulte et la persistance du feuillage.
Ce que le règlement du cimetière autorise pour les plantations
Aucune liste nationale ne fixe les fleurs autorisées ou interdites. Chaque commune établit ses propres règles. En sa mémoire conseille donc de consulter le règlement du cimetière avant toute plantation.

Les règles varient d’une commune à l’autre
À Paris, l’article 54 du règlement des cimetières parisiens impose que les plantations restent dans les limites de la concession. Elles ne dépassent pas 2 m de hauteur. Leurs racines ne s’étendent pas non plus au-delà du terrain concédé.
Ce même article prévoit le retrait des fleurs fanées et des plantes sauvages. Il s’applique aux cimetières intra-muros, comme le Père-Lachaise, Montparnasse et Montmartre. Il vaut aussi pour les cimetières extra-muros de Bagneux, Pantin et Thiais.
À Angers, les arbustes et autres espèces ligneuses sont interdits sur les sépultures. Les végétaux y sont limités à 1,20 m, et aucune potée ne se dépose entre les tombes. Par ailleurs, le ministère chargé de l’Écologie réglemente certaines espèces exotiques envahissantes, dont le statut se vérifie dans les textes réglementaires en vigueur.
Compositions de plantes de saison ou fleurs artificielles
Lorsque le règlement limite la pleine terre, des compositions de plantes de saison en jardinière peuvent orner la tombe. Des fleurs artificielles constituent une autre option, selon le choix de la famille. Les pensées, fleuries en période fraîche, se renouvellent en revanche régulièrement : elles ne suffisent pas à végétaliser durablement une tombe.
Une plante choisie pour ses seules fleurs devient inadaptée si sa taille, ses besoins en eau ou sa taille d’entretien dépassent les soins possibles. Les fleurs sur une tombe peuvent aussi refléter les goûts du défunt. Dans le langage des fleurs, la rose rouge évoque l’amour, le lys la pureté, le chrysanthème l’éternité et l’iris bleu la tendresse.
Quel entretien prévoir pour que les plantations tiennent dans la durée ?
Un cimetière sans entretien n’existe pas : toute plante vivante demande un suivi. Une plantation bien choisie permet toutefois un entretien minimal, réparti sur quelques gestes simples.
Les gestes essentiels après la plantation
Même une vivace rustique demande une surveillance, surtout la première année. Durant les premières semaines, l’arrosage se contrôle, y compris pour une espèce résistante à la sécheresse. Les gestes suivants prolongent ensuite la tenue des plantes :
- Paillage : il retient l’humidité et protège les racines du froid, si la configuration de la tombe le permet.
- Arrosage d’été : le matin ou le soir, pour limiter l’évaporation.
- Retrait des fleurs fanées : avec les feuilles mortes, il relance la floraison et limite les maladies.
- Taille légère : utile en cours de saison pour la valériane ou la vergerette.
Nettoyer le monument, désherber et suivre les plantations demandent des visites régulières, difficiles quand la famille habite loin. Les gestes pour entretenir une sépulture restent alors à organiser. Un manque d’entretien ponctuel ne suffit pas à faire déclarer une concession en état d’abandon, mais l’aspect de la tombe en pâtit vite.
Confier l’entretien et le fleurissement à un prestataire
Quatre interventions par an suffisent pour un entretien régulier à chaque saison. En sa mémoire propose cette formule d’entretien saisonnier de la tombe à 33 € par mois. Chaque passage comprend le nettoyage du monument aux produits écologiques, le fleurissement choisi, un bilan photo avant et après, et le déplacement.
Pour fleurir une tombe en continu, la formule Préserver Sa Mémoire prévoit 12 interventions annuelles à 79 € par mois. La formule Honorer Sa Mémoire en compte 24, à 143 € par mois. Les plantes proviennent d’artisans pépiniéristes locaux ; une variété indisponible est remplacée par un équivalent proche. Lorsque des travaux s’imposent, l’équipe le signale et propose une rénovation sur devis gratuit, sans engagement.
Foire aux questions
Existe-t-il une fleur qui reste fleurie toute l’année sur une tombe ?
Aucune fleur rustique ne garantit, sans intervention, une floraison ininterrompue pendant douze mois partout en France métropolitaine. Une longue floraison estivale n’assure pas non plus une tenue en hiver. Associer des vivaces aux floraisons successives et des feuillages décoratifs maintient en revanche une présence végétale durable.
Quelles plantes demandent le moins d’entretien dans un cimetière ?
La marguerite, la lavande et l’iris demandent moins de soins que d’autres plantes. L’aubriète et la campanule peuvent refleurir chaque année avec peu d’attention. Le guide municipal du Havre recommande des plantes pérennes, rustiques, peu gourmandes en eau et à développement modéré. Aucune plante vivante n’est toutefois totalement dispensée d’entretien.
Peut-on planter un rosier sur une tombe ?
Un rosier miniature peut convenir à une sépulture. Il refleurit plusieurs fois de juin à octobre, et sa floraison revient chaque année. Cet arbuste demande cependant des visites régulières pour son entretien.
